13- La nécropole de l'ASSASIF

El-Assasif est une petite vallée de Thèbes ouest à proximité de Deir el-Bahari. Elle inclut des tombes privées de nobles et de hauts fonctionnaires du Moyen Empire (1991-1781), du Nouvel Empire (1550-1069), de la Troisième Période Intermédiaire (1069-664) et du début de la Basse Epoque (664-332):

Les tombes furent toutes creusées dans le sol et non dans le flanc d'une colline. Plusieurs dizaines nous sont connues mais seules trois tombes se visitent:

TT192 de Khérouef, TT279 de Pabasa, TT414 d'Ankh-hor. (TT signifie tombe thébaine).

 

La cime thébaine domine les tombes

1-Tombe TT279 de PABASA

 

Pabasa fut Le Grand Chambellan de la Divine Adoratrice d'Amon (prêtresse consacrée au service d'Amon) Nitocris I (640-586) fille de Psammétique Ier. La tombe date de la XXVIème dynastie (664-525- Basse Epoque).

La tombe, dont l'entrée se situe au nord pour que le défunt ait accès à La Chaussée montante d'Hatchepsout qui était la voie processionnelle, s'enfonce dans le sol sur plusieurs mètres par un escalier qui mène à un vestibule.

Au-dessus de l'entrée, sur le linteau, une scène très intéressante normalement réservée au roi. Il s'agit d'une représentation de monde: Shou soulève une barque dans laquelle se trouve une représentation du soleil apparaissant à l'horizon entre 2 collines (Rê renaissant au matin). On distingue Maât à droite soulevant également la barque. De chaque côté figurent deux Divines Adoratrices d'Amon et Pabasa.

Puis le vestibule débouche sur une cour péristyle à 6 piliers, trois de chaque côté formant deux galeries couvertes de textes et de scènes.

Pabasa est assis devant une table d'offrandes, son lévrier sous le siège.

Porte donnant accès au premier vestibule. Sur le linteau: Pabasa fait face aux cartouches de Psammétique Ier et de Nitocris.

Pabasa suit une Divine Adoratrice d'Amon qui offre les vases "nous" à Osiris, Horus et Isis

Les piliers portent également des scènes et des textes. A noter le plafond à motifs géométriques et la frise de khakerous aux couleurs bien préservées.

Un prêtre sem (peut-être Pabasa) portant la mèche de l'enfance, revêtu de la peau de panthère et muni du baudrier.

Le prêtre sem représente le fils successeur du défunt et intervient lors de la Cérémonie d'Ouverture de la Bouche

Scènes de la vie domestique:

En haut: récolte du miel

Au centre: adoration ou apaisement des abeilles

En bas: chasse aux oiseaux

Tombe TT33 de PADIAMENOPE

Padiamenopé était prêtre ritualiste et un savant proche des rois de la fin de la XXVème et du début de la XXVIème dynastie (vers 650 av J.C. Basse Epoque)

Mur extérieur

Il s'agit de la plus grande tombe creusée en Egypte: vaste de 1 ha sur 3 niveaux et 22 salles, elle est toujours en cours de fouilles par Claude Traunecker. Ses parois couvertes des textes des livres funéraires constituent une véritable bibliothèque.

 Entrée de la tombe TT37 de Harwa proche de celle de Padiaménopé

Tombe TT192 de KHEROUEF

Kherouef fut intendant de la grande épouse royale Tiyi d'Aménophis III (1387-1350- XVIIIème dynastie- Nouvel empire). La tombe fut construite sous Aménophis IV et réutilisée sous Ramsès II.

 

Entrée:

Sur la paroi de l'entrée: une magnifique scène de L'ouverture de la bouche.

La veuve éplorée au pied du défunt.

Avant-cour péristyle:

Portique ouest:

Le couple royal assis sous un kiosque assiste à la cérémonie du jubilé d'Aménophis  III en l'an 37 de son règne que Kherouef a organisé.

Le roi est assis sur un siège cubique. Un faucon aux ailes déployées enserre sa taille (rappel du fait que le roi est le successeur du dieu faucon Horus). Dans sa main droite: un fouet et le signe de vie. Dans la main gauche le sceptre heqa. La queue de taureau (attribut royal) passe sur ses genoux. Il est coiffé de la couronne bleue khepresh (une des couronnes cérémonielles) et porte autour du cou un large collier.

Derrière le roi (il faut comprendre plus petite à ses côtés) se tient la reine Tiyi. Dans sa main gauche: le sceptre floral des reines. Sur sa tête: un mortier supportant les 2 hautes plumes en lien avec Amon.

 

Sous l'estrade en forme de signe Maât (justice-équilibre) on trouve une représentation des villes ennemies conquises (écrites dans un ovale crénelé  formant le corps) représentées par des étrangers les mains liées derrière le dos.

 

En face Kherouef martelé recevait les récompenses des mains du roi dont une magnifique pièce de vaisselle où le roi est représenté assis dans un fourré de papyrus.

Erection du pilier djed: Cette cérémonie a lieu à l'aube. Le roi coiffé de la couronne bleue tient la corde attachée autour du pilier et "aide" les hommes (des prêtres ritualistes représentés plus petits) qui le dressent.

Le pilier djed symbolise la stabilité. Redresser le djed c'est lutter contre le désordre et la mort.

Scènes de réjouissance: danseurs et porteurs d'offrandes

Les princesses étrangères ou filles de hauts dignitaires font une libation.

Des danseuses très souples!:

Le roi sous son kiosque est coiffé de la Double Couronne. Ses pieds reposent sur le signe Heb (fête). Sa taille est enserrée par un vautour symbolisant la déesse  protectrice Nekhbet. Dans ses mains, les symboles de la royauté: le fouet et le crochet.

Il est vêtu du manteau de la fête Sed.

Devant le trône les signes ouas (pouvoir) et ankh (vie).

Tombe TT414 de ANKH-HOR

Ankh-Hor fut chambellan de Nitocris sous Apriès (589-570- XXVIème dynastie- Basse-Epoque).

Entrée de la tombe

Table d'offrandes

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          L'Egypte ancienne....

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